Le Canada ouvre grand la porte aux investissements stratégiques dans l’énergie, les infrastructures et les ressources critiques. Grâce au nouveau Bureau des grands projets, les entreprises étrangères et européennes ont une fenêtre unique pour s’implanter, innover et s’intégrer aux chaînes d’approvisionnement canadiennes.
Depuis 2024, le Canada accélère sa transformation économique. Sous l’impulsion de Mark Carney, le pays se dote d’une politique industrielle ambitieuse : souveraineté énergétique, relance des infrastructures vertes, minéraux critiques, décarbonation industrielle. Tout converge vers un objectif clair : attirer des projets d’envergure et les concrétiser rapidement.
Pour y parvenir, Ottawa a mis en place un outil inédit : le Bureau des grands projets (BGP).
Le BGP, basé à Calgary et dirigé par Dawn Farrell, est pensé comme un accélérateur de projets nationaux. Il agit comme un guichet unique fédéral, capable de coordonner :
Sa mission : réduire les délais à moins de 24 mois pour des projets complexes, souvent bloqués pendant des années.
Objectif politique clair : faire du Canada une plateforme nord-américaine pour l’énergie propre, les ressources stratégiques et les infrastructures du futur.
Voici quelques exemples concrets de projets suivis par le BGP en 2025 :
Projet | Secteur | Province | Commentaire |
Port de Contrecœur | Logistique verte | Québec | Décongestion du Saint-Laurent |
LNG Canada – phase 2 | Énergie | Colombie-Britannique | GNL à destination de l’Asie |
Kuugaluk | Hydroélectricité autochtone | Nunavut | 500 M$, 100 % inuite |
Nickel Crawford | Minéraux critiques | Ontario | Production massive pour batteries |
Ksi Lisims LNG | GNL flottant | CB | Projet avec la Nation Nisga’a |
Réacteurs modulaires Darlington | Nucléaire | Ontario | 4 PRM, 2 G$ |
Corridor Arctique | Transport & défense | Nord | 900 km de route stratégique |
Route Mackenzie (en étude) | Logistique nordique | T.N.-O. | 1,65 G$, logistique minière |
Ce bureau s’inscrit aussi dans un objectif plus large : relancer l’économie canadienne autour de projets structurants. Le gouvernement veut :
Cela s’accompagne d’un réflexe de souveraineté économique, particulièrement visible dans les politiques d’achats publics.
214 M$ sur 5 ans pour les activités du BGP (Budget 2025)
Fonds connexes :
Depuis 2023, la Procurement Restriction Policy en Ontario limite l’accès aux marchés publics provinciaux pour certaines entreprises basées aux États-Unis. Cette mesure a été introduite en réponse aux politiques protectionnistes américaines, comme le Buy American Act.
Concrètement, cela signifie que pour de nombreux contrats financés par la province (notamment dans les infrastructures), les fournisseurs américains peuvent être exclus, ou voir leur offre désavantagée par une pénalité de comparaison de 25 %. Les fournisseurs européens, eux, ne sont généralement pas visés par cette restriction, ce qui peut représenter un avantage stratégique dans les appels d’offres ontariens.
Non. Les donneurs d’ordres publics et privés au Canada recherchent activement l’expertise étrangère, notamment européenne, dans plusieurs domaines notamment l’ingénierie spécialisée (hydrogène, nucléaire, réseaux) et les technologies propres (capture carbone, batteries, énergie propre).
Le modèle préféré : des consortiums canado-internationaux, où les entreprises étrangères apportent de la valeur ajoutée (techno, capital, expérience), tout en favorisant les retombées locales. Les consortiums recherchent des compétences spécialisées (numérique, durabilité, ingénierie complexe). Il est très avantageux de s’associer à un partenaire canadien local pour candidater. Des pôles régionaux (Bécancour, Saguenay, Ontario Nord, CB) sont en structuration active : bon moment pour entrer.
L’accord bilatéral signé en 2025 entre le Canada et l’Allemagne sur les minéraux critiques confirme cette ouverture. Il vise à sécuriser l’accès européen à des ressources stratégiques (nickel, graphite, lithium…) tout en cofinançant des projets d’extraction, de transformation et de recyclage au Canada. Plusieurs entreprises canadiennes et allemandes sont déjà impliquées, notamment dans les filières batteries, raffinage ou composants pour véhicules électriques.
Les opportunités sont là. Le cadre politique est posé. Mais pour naviguer efficacement dans cet environnement – entre réglementation canadienne, exigences d’ancrage local et attentes institutionnelles – il faut un bon relai sur place.
Adexia accompagne les entreprises européennes et internationales qui souhaitent se positionner sur les grands projets au Canada, que ce soit pour :
Notre force : une lecture fine des dynamiques politiques, économiques et territoriales, avec une capacité à connecter les ambitions stratégiques des entreprises aux réalités opérationnelles canadiennes.
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